La vision humaine est binoculaire alors qu’un appareil photo est monoculaire. A quoi l’on peut ajouter que l’homme possède un processeur de traitement de l’image particulièrement performant: le cerveau.  
Les règles de la perspective sont connues depuis la Renaissance et les peintres les ont depuis toujours strictement appliquées depuis.
Les verticales sont toujours représentées réellement verticales (toutes parallèles) et les horizontales fuyantes (non parallèles).

Accepter une vision en plongée ou contre plongée avec les verticales fuyantes est un phénomène récent apparu avec l’invention de la photographie. Quoique les premiers photographes prenaient bien soin de l’éviter avec les chambres à décentrement.
A contrario, l’iconographie cinématographique et publicitaire a usé et abusé de cette vision plongée / contre-plongée qui a fini par sembler naturelle… alors qu’elle ne l’est pas du tout !
Avant l’apparition des logiciels de correction et en l’absence d’objectif à décentrement l’effet était inévitable.

Faut-il corriger complètement la perspective?

Logiquement oui, puisque c’est ainsi que le cerveau humain voit la chose.
Pendant des siècles les peintres ont peint des scènes avec les verticales bien parallèles, et personne alors n’aurait affirmé que cela n’est pas naturel.

Les photographes de monuments utilisent des objectifs à décentrement à cette fin.
Aujourd’hui les images sont partout et l’on devrait considérer dans quelle position l’image nous est présentée.
Pour une photo posée à plat le cerveau attend naturellement des verticales fuyantes, alors que affichée sur un mur, les verticales parallèles sont conformes à la vision normale.


Prévoir la correction dès la prise de vue

Corriger complètement, ou non, reste un choix qui incombe à l’auteur de la photo.
Parfois corriger totalement la perspective s’impose: photo descriptive ou architecturale, préparation d’un panoramique, etc…
Pour les autres cas il faut considérer l’utilisation qui sera faite de l’image, le format de sortie, et bien sûr ses goûts propres !


Prévoir la correction de perspective dès la prise de vue

Il est important de prévoir la correction dès la prise de vue en prenant en compte la perte d’informations sur les bords.

Les points à respecter (voir illustration « Prévoir la correction dès la prise de vue »):
* Les lignes virtuelles « encadrant le sujet » (en rouge sur l’illustration) de chaque cotés doivent impérativement être contenues dans la « limite inférieure du cadrage ». Autrement dit, conserver une marge (en orange) avec les bords de l’image. Ainsi toutes les horizontales se croiseront à l’intérieur du cadre de l’image corrigée. 
* Ne pas coller le sujet aux bords de l’image. Prévoir une marge adaptée au sujet et à son environnement
* Caler le mieux possible l’horizontalité, par exemple en s’assurant qu’un élément vertical du sujet au centre du cadrage soit bien vertical dans le viseur


Observer les particularités du bâtiment

Il est important, lorsque l’on cadre des monuments historiques, de repérer les défauts sévères de verticalité et désalignement qui peuvent exister.
Autre piège fréquent,  les contreforts et arcs-boutants sont le plus souvent de section variable en fonction de leur hauteur, et ne sont donc pas verticaux.


Photo cadrée trop serré à la prise de vue

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